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12 questions pour mieux connaître Emilie, expatriée à Amsterdam.

 

 

Où  habites-tu ? Je vis actuellement à Amsterdam (Pays-Bas).

 

Peux-tu te présenter ? Je suis une ex-Parisienne, née et élevée au grain en Seine Saint Denis que j'ai quitté peu après mes 20 ans. J’ai d'abord vécu en Norvège, lors de mon échange universitaire et depuis, je vis à Amsterdam. J’ai actuellement 24ans.

 

Depuis quand  et pour combien de temps habites-tu ce pays ? J’ai posé mes valises en août 2009 pour y faire mon Master de droit. Je revenais de mon Erasmus en Norvège et passer des fjords aux HLM parisiens sans transition a été assez douloureux. Le choix pour Amsterdam s’est fait un peu au hasard : je voulais faire mon Master à l’étranger, sans passer par un échange cette fois… J’ai pris une carte d’Europe, entouré les pays qui m’intéressaient, cherché sur les différents sites des universités les cursus proposés et mon choix final s’est porté sur Amsterdam. Mon arrivée fut assez épique : à cause de la rétention des notes pratiquée dans mon université d’origine, j’ai failli ne pas pouvoir être prise… J'ai eu un vrai coup de cœur pour cette ville, son calme et sa tranquillité. Comme je suis venue à l’origine par moi-même, je n’ai aucune date butoir ou de problème de visa à renouveler… Et même s’il m'arrive parfois de vouloir reprendre mon sac à dos et partir ailleurs, pour le moment, mon "home sweet home" est ici.

 

 

1ère expatriation ? Ma première vraie expatriation au sens où cette fois, j’ai dû faire toutes les démarches toute seule, comme une grande, que ce soit pour l’université, pour travailler ou vivre dans le pays (même si en réalité, quand je suis partie en Erasmus, on ne peut pas vraiment dire que ma faculté en France m’a aidée)

 

Quelle langue parles-tu ici ? Que ce soit pour mes études ou mon travail, je parle régulièrement Anglais et Français. A la maison, je ne parle pratiquement que français avec l’Homme – il est Néerlandais, mais comme il a grandi en France, j’abuse un peu trop de cet avantage. Dans la vie de tous les jours, je parle principalement Anglais, parfois un peu Néerlandais mais mon niveau est encore trop faible malheureusement.

 

Tes activités ? Pour le moment mon boulot me prend pas mal de temps: j’ai eu la chance de trouver un travail immédiatement après avoir fini mon mémoire. Mais, en contrepartie, ça veut dire que je n’ai pas eu le temps de vraiment apprendre le néerlandais. La photographie et les arts en général prennent une place importante de mon temps libre... Les voyages aussi, même si pour le coup, je trouve que je me sédentarise un peu trop! Et contrairement à beaucoup d'expats, je ne suis pas en relation avec des groupes francophones et/ou expat: la fac et le travail m'ont permis de tout de suite m'intégrer et c'est vrai que je ne suis jamais vraiment penchée sur la question. A étudier donc pour les prochains mois.

 

Qu'est-ce qui te manque de la France ? Assez peu de choses finalement : je m’adapte assez facilement et surtout, je suis venue ici par choix, ce qui aide pas mal. Pour autant, la nourriture saine me manque un peu : c’est un peu cliché, mais j’ai grandi à aimer les légumes et fruits qui ont du gout, ceux du jardin de mon papi dans le Sud de la France… On peut trouver ici de très bons produits dans les différents marchés ici, mais les horaires ne sont pas toujours compatibles. C’est surement ma Madeleine de Proust !

 

Si tu as des enfants, comment se passe leur scolarisation ? Pas d'enfant, mais j'ai connu le système universitaire Néerlandais de près. C'était assez différent de ce que j'avais en France. Moins de cours en amphi, plus en petits groupes (sans que ça puisse vraiment ressembler à des TDs) et surtout beaucoup de lectures à faire. Les frais de scolarité sont plus élevés mais j'avoue que l'organisation est bien meilleure. Les professeurs étaient bien plus accessibles aussi. Quant aux locaux, j'avais la chance d'être au centre, dans un bâtiment historique, mais avec un intérieur moderne et propre. Je pense que tout était fait pour faciliter la vie des étudiants. Même au niveau administratif, les personnes que j'ai eu étaient compétentes et aimables... et vu ce que j'ai vécu à Nanterre, c'était le plus gros changement !

 

 

 

Les avantages de ta vie dans ce pays /les inconvénients. Bonne question… J’essaye de ne pas trop me focaliser sur les inconvénients. Il y en a bien sûr et celui qui me gêne le plus est lié au statut d’expatrié : se mêler et s’intégrer complètement n’est pas forcément une tache aussi évidente qu’on le croit. Il y a forcément la barrière de la langue, même si je suis la seule à pouvoir changer ça. Mais on sent aussi que dans l’esprit des « locaux », on reste avant tout une personne qui risque de repartir sur la route. Ça ne veut pas dire que c’est impossible de se lier avec eux, juste que c’est plus dur et plus long.

En dehors de cela, partir à l’étranger m’a appris à vraiment me connaitre. Quand je vivais à Paris, j'avais parfois l'impression d'étouffer: tout le monde semblait pressé et ne pas prendre le temps de profiter de la vie... Il a fallu que j'aille vivre dans les fjords en Norvège pour le réaliser. A’dam est à ce sujet un bon compromis : on reste dans une capitale européenne, mais à dimension humaine. J’ai l’impression de pouvoir respirer, profiter de petits moments dans la rue… Je me sens beaucoup plus sereine en fait.

Un autre aspect important pour moi, c'est de pouvoir parler d'autres langues au quotidien. Prendre sa pause déjeuner avec des personnes du Venezuela, du Japon, de Nouvelle-Zélande ou d'Europe a quelque chose d'assez magique et de très enrichissant. J’apprends sans cesse et c’est quelque chose de vraiment excitant.

 

 

Tu rêverais de vivre où? Aucune idée… Pour le moment, A’dam convient parfaitement à mon mode de vie. Je n’exclus pas une nouvelle expatriation, mais cette fois, je ne suis plus toute seule à choisir. Retourner en Scandinavie serait une possibilité… ou aller sur un autre continent peut-être !

 

Ton regard sur la France et les français vivant en France. C’est un peu délicat de mettre tout un peuple dans le même panier… S’il y a une chose que j’aimerai changer en France, c’est le regard que les Français ont de leur pays et d’eux-mêmes : quand je rentre, j’ai l’impression de vivre dans une spirale négative. On se plaint, on râle mais surtout on oublie presque à quel point on est chanceux en France. Plusieurs expatriées ont parlé de la sécurité sociale et des aides… Je n’aime pas parler d’assistanat, mais c’est vrai qu’on a un système d’aide (au sens le plus noble du terme) qui est incroyable en France et même s’il est loin d’être parfait, a au moins le mérite d’exister. On a tendance à ne voir que le verre à moitié vide et qu’on se focalise dessus. Mais c’est quelque chose qu’on apprend dès qu’on est petit : on te dit rarement « c’est très bien », on te dira « C’est bien mais tu peux mieux faire »… C’est en soi très formateur, tu apprends à vouloir toujours plus… mais jusqu'à un certain point. Après, tout est à relativiser: quelque que soit la population ou le pays, il y aura toujours des choses qu'on voudra changer / améliorer.

 

 

Peut-on te suivre sur un blog ? Oui - http://militacoenvadrouille.blogspot.com

 

 

 

 

Si vous êtes expatrié, et que vous êtes d'accord pour répondre à ces mêmes questions, contactez-moi.

 

 

Commenter cet article

GIRAUD 04/03/2015 17:16

Bonjour,
Dans le cadre d'une étude de faisabilité pour un projet qui pourrait vous intéresser, pouvez-vous prendre 2 min pour répondre à ce questionnaire : https://fr.surveymonkey.com/s/3ZQ668B
Merci à vous !

Visite de Amsterdam 21/02/2015 19:00

Bonjour Sylvie et merci pour cet article. Tu donnes des bonnes infos et ça m'a beaucoup aidé pour mon petit séjour.
Au plaisir d'une nouvelle escapade!

Maxence

Mili 25/08/2012 22:48

Merci beaucoup!

Mili 25/08/2012 22:47

Merci :) La Norvège me manque d'ailleurs, je la revisite avec tes articles!

M'dame Jo 24/08/2012 07:53

J'aime beaucoup cette phrase:

Mais on sent aussi que dans l’esprit des « locaux », on reste avant tout une personne qui risque de repartir sur la route. Ça ne veut pas dire que c’est impossible de se lier avec eux, juste que c’est plus dur et plus long.

Je n'y avais jamais pensé comme ça.

Dhelicat 22/08/2012 09:51

J'avais déjà lu quelques uns de ses articles et cette interview est sympa comme toujours, merci pour cette série Sylivie bonne journée!

Petitgris 22/08/2012 08:57

Encore un beau témoignage. J'ai ressenti cet apaisement dont elle parle lors de mon passage en Norvège. Bon mercredi Bises

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